«C’est une nouvelle organisation avec Patrick Ferla. Je me laisse aussi surprendre.» Louis-Georges Gasser de la maison locloise G d’Encre est un des éditeurs neuchâtelois présent dès aujourd’hui au Salon du livre de Genève. «Cette année, je suis avec Zoé. Il y a un espace important consacré à Catherine Louis. Nous voulions montrer les travaux qu’on a faits», dit-il en évoquant notamment les ouvrages «Viens voir La Chaux-de-Fonds» et «Allons voir La Chaux-de-Fonds».

«J’ai beaucoup d’espoir avec la nouvelle organisation», poursuit l’éditeur. «Que ce soit plus attrayant, plus dynamique. Il y a une belle représentation des éditeurs, des petites maisons d’édition et des grandes.» Ce sera aussi l’occasion pour la maison locloise d’amener un peu d’exotisme dans la cité de Calvin. Les auteures de recettes du livre «Femmes de cœur et d’épices», un best-seller de G d’Encre, – y présenteront différents mets dans l’espace consacré à la cuisine. «Un espace bien occupé, quelque chose de bien.»

Louis-Georges Gasser estime sa présence à Genève très importante. D’abord pour le contact avec ses clients et avec d’autres éditeurs. «On n’a jamais l’occasion de les rencontrer. On peut aussi voir les nouveautés, avoir un feedback de l’ensemble de la profession.» Un constat qui n’a rien d’innocent. «Nous sommes à un tournant dans les arts numériques. Il faut qu’on s’adapte. Toute la chaîne doit comprendre que le numérique devient plus en plus important et prend des parts de marché», juge Louis-Georges Gasser. Il ne croit, par contre, pas encore aux tablettes numériques. «Les échos? C’est que ça représente une toute petite partie du marché.»

L’éditeur loclois profitera aussi du Salon du livre pour, en quelque sorte, s’évader. «Quelque chose qui m’intéresse particulièrement, c’est l’espace africain, les pays du Sud qui se présentent.» Il se fera d’ailleurs un plaisir d’assister à une conférence sur le numérique et son implication pour les pays du Sud.

Salon du livre de Genève ouvert d’aujourd’hui à mardi à Palexpo
DANIEL DROZ
L’impartial/L’Express