Entre les lignes 2 (Isaac Pante)

Isaac Pante sera l’invité demain, entre 11h et 12h, de Catherine Fattebert sur Espace 2 pour parler de Je connais tes œuvres, son premier polar publié dernièrement aux Editions G d’Encre.

La page de l’émission Entre les lignes ou vous pourrez dès midi réécouter l’émission.

Je connais tes œuvres d’Isaac Pante, Editions G d’Encre, 2012, ISBN 9782940501021, CHF 26.-

 

Entre les lignes 1 (Pierre Colin-Thibert)

Pierre Colin-Thibert était l’invité ce matin de Christian Ciocca, sur Espace 2, pour parler de son dernier ouvrage Qu’elle était verte mon absinthe, paru aux Editions G d’Encre.
Pour réécouter l’émission Entre les lignes

Qu’elle était verte mon absinthe de Pierre Colin-Thibert, Editions G d’Encre, 2012, ISBN 978-940257-96-6, CHF 28.-

 

 

Par Lucien Christe

Isaac Pante s’est fait connaître en 2005, année qui l’a vu publier son témoignage « Passé par les armes », ainsi que deux nouvelles dont l’une lauréate du Grand-Prix Femina-Cartier. Sept ans plus tard, le Montheysan nous revient avec un polar dont l’intrigue se déroule en valais : « Je connais tes œuvres ». une trame bien enlevée sur fond psychologique 46 littéraire aussi sombre que convaincant.

« C’est vrai depuis cette année 2005 particulièrement dense, je n’ai plus rien publié jusqu’à aujourd’hui », explique Isaac Pante. Alors exclusivement passionné par la philosophie, le Montheysan confesse avoir dû se forger une culture littéraire.  « Je voulais être à la hauteur des réactions positives suscitées par mes premiers textes: il m’a fallu prendre le temps de trouver mes références. » Parallèlement, Isaac Pante poursuit ses études, obtient une licence ès Lettres (philosophie, linguistique, informatique), se lance dans une thèse et assume différente fs fonctions au sein de l’Université de Lausanne (chargé de cours, coordinateur académique…). Avec ces années, il prend un peu ses distances avec la philosophie, affine ses goûts littéraires et découvre avec enthousiasme la littérature américaine ainsi que son rapport particulier à l’écriture.

Le polar pour un « retour aux affaires » réussi

« Aujourd’hui, j’ai atteint une certaine maturité par rapport au matériau textuel », souligne l’écrivain. le style du polar, plus décomplexé, offre à Isaac Pante une liberté langagière bienvenue. « Depuis des années, je conçois des scénarios pour des jeux de rôles, je me suis simplement dit : « Fais ce que tu aimes… » ça m’a permis de diminuer la tension cognitive. » En guise d’hommage, le Montheysan choisit de développer son intrigue en valais mais laisse planer le mystère en écho aux faux-semblants qui truffent son livre. Sion et Savatan sont ainsi mentionnées, on déduit l’existence de St-Maurice mais le district – Sartan – et le village – Verney – sont imagés… de n ombreux nom de gargotes et le caractère typique des personnages résonnent également comme un hommage au Vieux-pays.

L’ombre de Jacques Chessex…

L’une des sources de ce livre est à trouver dans la nouvelle Un Juif pour l’exemple (Grasset, 2009) de l’écrivain vaudois Jacques Chessex. « Je dois avouer avoir été scandalisé par la récupération de cette sombre histoire à des fins mercantiles », appuie Isaac Pante. « Voir Chessex, dans une posture de mater dolorosa, lancer une grande foire culpabilisatrice contre Payerne pour une histoire vieille de 70 ans m’est alors apparu comme une prostitution de la morale très négative. » C’est donc à la croisée de la recherche du plaisir littéraire et du mécontentement causé par le texte de Chessex qu’est né le très réussi Je connais tes œuvres. De bout en bout, comme un fil rouge en filigrane de l’intrigue, des références littéraires ponctuent le récit. Certes nombreuses mais toujours cohérentes, elles donnent à ce premier polar – qui pourrait en appeler d’autres – une double dimension qui honore le genre. A découvrir…

 Je connais tes œuvres d’Isaac Pante, Editions G d’Encre, 2012, ISBN 9782940501021, CHF 26.-

in Le Vendredi, le 15 juin 2012

Les Editions G d’Encre, en collaboration avec le Musée d’Ethnographie de Neuchâtel, ont publié en début d’année « La Fonda, c’est ma maison » : ethnographie d’un internat éducatif  de Denise Wenger.

Après avoir passé plus de trois mois avec les résident-e-s de la Fondation J. & M. Sandoz, les accompagnant jour après jour dans leurs activités – classe, atelier de mécanique de précision, sport, loisirs, camps, soirées, tâches ménagères etc. – l’auteure et ethnologue Denise Wenger vous décrit minutieusement son expérience et les réflexions qui en découlent. A travers cette enquête participative Denise Wenger nous livre des témoignages importants de cette communauté adolescente qui vit en foyer.

« La Fonda, c’est ma maison » : ethnographie d’un internat éducatif  de Denise Wenger, Fondation J. & M. Sandoz, avec la collaboration du Musée d’ethnographie de Neuchâtel, Editions G d’Encre, Le Locle, 2012, 109 pages, nombreuses illustrations. Fr. 32.–

Le site de REISO, Revue d’information sociale

 

Isaac Pante en dédicace

Isaac Pante dédicacera son dernier ouvrage Je connais tes oeuvres  prochainement à Lausanne et Monthey…

Alors n’hésitez plus une seconde à lire ce polar captivant et plein de surprises !

 

Et si vous voulez en savoir plus, voilà  ce que Bernadette Pidoux en dit dans Unil Actualités :

Isaac Pante, son premier roman noir

Chargé de cours, doctorant à la Faculté des lettres, Isaac Pante se révèle sous un autre jour, en signant son premier roman policier intitulé « Je connais tes oeuvres ».

Un banquier genevois à la retraite est découvert, mort, dans un bisse valaisan. Accident ou meurtre ? Deux flics vont enquêter : un jeune loup enthousiaste, tout juste sorti de l’école de police, Jocelyn Martenat, et un vieux briscard désabusé, Michel Barbey. Deux hommes, deux styles. Face à eux, deux hommes puissants, un banquier et un écrivain de renom venus s’isoler dans un trou paumé.
Suspense, rebondissements, jeux de pouvoir et penchants sordides, Isaac Pante mène le bal avec brio, visiblement à l’aise avec les grands classiques du genre. Il s’amuse aussi avec les références littéraires romandes ou plus lointaines – Truman Capote entre autres.
Chargé de cours en sociolinguistique et à la section d’informatique et méthodes mathématiques, il a cet amour des mots et de la formule qui fait mouche. Maniant volontiers l’ellipse, il déstabilise son lecteur avec un art consommé. Des maths, il conserve la précision qui fait de son récit une mécanique rigoureuse.
Et puis il y a le Valais, que le jeune Montheysan connaît si bien et qui donne une toile de fond savoureuse et crédible à l’ensemble.
Isaac Pante a dû pour quelque temps mettre son doctorat en linguistique entre parenthèse. Son sujet ? Rien de moins que le discours autour du défunt dans le cadre des pompes funèbres…

A lire : « Je connais tes oeuvres», par Isaac Pante, éditions G d’Encre.

Isaac Pante signera son livre chez Payot à Lausanne le mercredi 20 juin de 16h30 à 18h, ainsi qu’à Monthey à la librairie « A l’ombre de jeunes filles en fleur » le 22 juin entre 16h30 et 18h.