Mon job et moi !

Dans quelques jours commence la grande exposition des métiers à la Chaux-de-Fonds : Capa’cité 2012

A cette occasion, les apprenties polygraphes de Gasser Media participeront activement à la manifestation, en renseignant les jeunes visiteurs sur le métier qui sera bientôt le leur.

Vous pouvez déjà découvrir Joyce, qui est l’invitée de ce petit reportage !

Le livre qui n’a pas de titre…

Un gros buzz médiatique agite le net depuis un mois : la maison d’édition argentine Eterna Cadencia a mis sur le marché un livre dont le texte s’efface au bout de deux mois, grâce à une encre qui s’altère au contact de l’air.

Cette prouesse technologique a deux buts avoués : faire concurrence aux livres électroniques et promouvoir les jeunes auteurs en obligeant les lecteurs à lire le livre une fois l’emballage qui le scelle ouvert.

Or, s’il y a bien un aspect du livre papier qui concurrencera toujours le livre électronique, c’est la pérennité de celui-ci par rapport à une tablette qui peut être fragile et qui nécessite de l’électricité, et aussi vis-à-vis des contenus dont les formats évoluent, deviennent obsolètes, sont équipés de DRM qui entravent le partage des textes, etc. Un livre, ça se prête, ça donne, ça se relit, et on y a toujours accès, même au fin fond d’une cabane à la lueur d’une bougie.

Il y a aussi l’aspect « consommation » qui pose problème : acheter de manière consciente quelque chose qui ne sera plus utile deux mois plus tard est sidérant. Imaginez que tous les livres soient imprimés avec ce procédé… Très vite, on aura l’impression de se retrouver dans un joli décor digne d’un magasin Ikea.

Cette maison d’édition a réussi un gros coup marketing : elle  a fait parler d’elle dans le monde entier depuis début juillet, pourtant le but ne me semble pas atteint. Il a fallu des recherches très approfondies et lire plusieurs articles pour connaître le contenu de ce livre.

Et une fois le vrai titre connu, il y a très peu d’actualités à ce sujet depuis début juillet. Donc les gens n’ont acheté ce livre que pour le côté « curiosité » ou « collection » et n’ouvriront jamais le sachet ou ils n’ont pas encore pris le temps de le lire. Quoiqu’il en soit, cela n’améliore guère la visibilité des jeunes auteurs.

Pour terminer, l’idée d’un livre dont le texte apparaîtrait comme par magie stimule bien plus mon imagination et me rappelle quelques mixtures d’apprenti-sorcier ainsi que de bien belles lectures !

PS : pour les curieux, ce livre contient neuf nouvelles et s’intitule El futuro no es nuestro