Les logiciels libres en Suisse

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La Suisse est très en retard concernant l’adoption de solutions open source. En effet, nous ne figurons qu’au 22e rang de l’utilisation du logiciel libre au niveau mondial  (source : redhat). De plus, il ne s’agit là que d’une moyenne regroupant tous les secteurs confondus car, pour ce qui est des administrations, il faut descendre jusqu’au 34e rang.

Ce sont nos voisins français qui sont en tête du classement général. Numéro un, les administrations françaises se plaisent à utiliser des solutions libres de droits. Pour ce qui est de la Suisse, 42 millions ont été versés à Microsoft en 2009, ceci pour un contrat de trois ans concernant le dépannage et la mise à jour des logiciels Window et Office installés sur 37 000 postes. La somme est astronomique. Cette décision de ne pas s’intéresser aux autres solutions est regrettable.

Il est vrai que ce n’est pas une mince affaire que de changer les habitudes lorsqu’il y a dépendances techniques. En effet, même si les logiciels libres sont capable de donner les mêmes résultats que les logiciels propriétaires,  la manière de faire n’en est pas moins différente. Un temps d’adaptation est donc nécessaire pour se familiariser avec ces nouveaux programmes.

Pour prendre le problème à la source, le Canton de Genève a décidé d’effectuer la migration sur plusieurs milliers d’ordinateurs utilisés par les étudiants,  remplaçant Office Microsoft par le logiciel libre OpenOffice.  Un bon point pour Genève, car plus de 2 millions de francs ont pu ainsi être économisés.

Passer une administration entière vers des logiciels libres relève peut-être du fantasme. Cependant, la possibilité d’effectuer quelques changements peuvent amener d’une part des économies de budget et d’autre part une indépendance par rapport aux éditeurs de software propriétaires.

Attendons donc 2012 (fin de licence chez Microsoft pour la Suisse) afin de voir si la Confédération décide d’ouvrir ses contrats.

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