Le journal Le Temps a publié ce mardi 12.03.2013 un article dans sa rubrique « Entreprises romandes & Innovations » concernant l’industrie graphique, la situation actuelle du marché et les visions d’avenir.

Dans cet article, Raphael Gasser se positionne face à cette réalité et expose sa vision d’entreprise.

Quelques extraits :

En début d’année, Raphaël Gasser a repris les rênes de l’imprimerie locloise fondée par son grand-père en 1947. «A l’époque, il lançait sa machine le dimanche pour imprimer des cartes de deuil en cas de besoin…» Un temps que Raphaël Gasser n’a pas connu, mais dont témoignent encore quelques vieilles Heidelberg noires. «Que l’on utilise encore, pour des opérations spéciales, comme du gaufrage par exemple », souligne le dirigeant.

Depuis près de dix ans dans la société, le jeune homme opère aujourd’hui un virage stratégique. En janvier, il annonce le licenciement de 12 collaborateurs sur un effectif de 23, voulant se désengager de l’offset pour se concentrer sur les solutions digitales. Le plan social final prévoit la perte de 7 emplois, dont la majorité en retraites anticipées. «L’imprimerie, c’est l’océan rouge, une guerre des prix sans merci qui se terminera dans un bain de sang. Cette course en avant n’a aucun sens.»

La branche est suréquipée et le marché suisse petit. «Nos machines tournent à un tiers de leur capacité, comme chez les autres.» Les imprimeurs se meurent. Raphaël Gasser acquiesce et ajoute : «C’est d’abord un métier de cœur. Mais avec le cœur, on ne veut pas toujours voir les chiffres comme ils sont. Les volumes diminuent, et les marges aussi.» Pour lui, l’agonie des imprimeries est notamment due au fait que toutes ont voulu continuer à tout faire, en investissement dans les équipements lourds qui vont avec, alors qu’une spécialisation aurait dû s’opérer.

Face à ce constat et pour assurer la pérennité de l’entreprise familiale, Raphaël Gasser se tourne encore davantage vers le multimédia – il avait déjà fondé une société en 2004 pour s’y consacrer. «Nous allons échanger des imprimeurs contre des ingénieurs et j’espère que les pertes d’emplois seront déjà totalement compensées en 2013.» Les trois sociétés (imprimerie, multimédia et la maison d’édition G d’Encre) seront bientôt chapeautées par une entité unique, Gasser Media. Le collège de direction sera étoffé de deux nouveaux dirigeants. Objectif : nouvelles technologies. A côté de son bureau tourne la HP Indigo Press 5000, une imprimante géante qui se rapproche, en termes de rendu, de l’offset. «Regardez ce qu’on peut faire, n’est-ce pas bluffant ?»

Pour l’avenir, Raphaël Gasser mise sur des marchés de niche avec des publications personnalisées, où l’imagination est sans limite. «Les horlogers, qui représentent grosso modo la moitié de notre chiffre d’affaires (ndlr : 5 millions pour le groupe) sont très friands de ces catalogues sur mesure. A partir de milliers de références, nous leur permettons, via nos moyens techniques et en partant de systèmes d’information (SAP, base de données d’images, etc.), de générer des catalogues sans erreur et en petite série.» Bref, l’impression à la demande en quelque sorte.

Marie-Laure Chapatte

in Le Temps du 12 mars 2013, pour l’article dans sa totalité : Les petits imprimeurs n’ont pas abdiqué

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Locle : reportage sur une imprimerie écologique qui utilise des encres 100% végétales et du papier issu de forêts contrôlées
TSR: Couleurs locales le 17 mai 2011, 18:55

Notre imprimerie est la première en Suisse romande à réduire ses émissions de CO2: diminution de plus de 27% en moins de trois ans!

«C’est une nouvelle organisation avec Patrick Ferla. Je me laisse aussi surprendre.» Louis-Georges Gasser de la maison locloise G d’Encre est un des éditeurs neuchâtelois présent dès aujourd’hui au Salon du livre de Genève. «Cette année, je suis avec Zoé. Il y a un espace important consacré à Catherine Louis. Nous voulions montrer les travaux qu’on a faits», dit-il en évoquant notamment les ouvrages «Viens voir La Chaux-de-Fonds» et «Allons voir La Chaux-de-Fonds».

«J’ai beaucoup d’espoir avec la nouvelle organisation», poursuit l’éditeur. «Que ce soit plus attrayant, plus dynamique. Il y a une belle représentation des éditeurs, des petites maisons d’édition et des grandes.» Ce sera aussi l’occasion pour la maison locloise d’amener un peu d’exotisme dans la cité de Calvin. Les auteures de recettes du livre «Femmes de cœur et d’épices», un best-seller de G d’Encre, – y présenteront différents mets dans l’espace consacré à la cuisine. «Un espace bien occupé, quelque chose de bien.»

Louis-Georges Gasser estime sa présence à Genève très importante. D’abord pour le contact avec ses clients et avec d’autres éditeurs. «On n’a jamais l’occasion de les rencontrer. On peut aussi voir les nouveautés, avoir un feedback de l’ensemble de la profession.» Un constat qui n’a rien d’innocent. «Nous sommes à un tournant dans les arts numériques. Il faut qu’on s’adapte. Toute la chaîne doit comprendre que le numérique devient plus en plus important et prend des parts de marché», juge Louis-Georges Gasser. Il ne croit, par contre, pas encore aux tablettes numériques. «Les échos? C’est que ça représente une toute petite partie du marché.»

L’éditeur loclois profitera aussi du Salon du livre pour, en quelque sorte, s’évader. «Quelque chose qui m’intéresse particulièrement, c’est l’espace africain, les pays du Sud qui se présentent.» Il se fera d’ailleurs un plaisir d’assister à une conférence sur le numérique et son implication pour les pays du Sud.

Salon du livre de Genève ouvert d’aujourd’hui à mardi à Palexpo
DANIEL DROZ
L’impartial/L’Express

Louis-Georges GASSER dans le studio de RSR

Aujourd’hui, Lundi 7 mars 2011, dans l’émission quotidienne  « Les petits matins » animée par Georges Pop, l’invité du jour était Louis-Georges GASSER.

Né en 1948, Louis-Georges GASSER a reprit l’imprimerie familiale qu’il transmet aujourd’hui à un de ses fils, Raphael GASSER, 32 ans.

Il y a une dizaine d’années, il réalise son rêve et crée les Éditions G d’Encre, il devient, de ce fait, la seule maison d’édition dans « le haut » du canton de Neuchâtel.

Il est également le Cofondateur de la foire du livre du Locle.

Louis Georges GASSER aime contribuer à la vie culturelle de sa région, il a la volonté de faire du Locle et de la Chaux-de-Fonds un lieu de culture.

Pour les amateurs de livres, vous aurez l’occasion de retrouver les Éditions G d’Encre lors de la foire du livre de Genève, stand Zoé, entre le 29 avril 2011 et le 3 mai 2011.

Du côté de l’imprimerie, c’est Raphael GASSER qui reprend la succession, et ce en se souciant de l’écologie.

En effet, le but premier est de respecter l’environnement en travaillant de façon écologique. Un label Climate Partner a d’ailleurs été décerné à l’imprimerie, qui, pour ce faire, se sert principalement d’encres végétale, de papier « FSC » (Conseil de bonne gestion forestière) …

De plus, et toujours dans un principe écologique, l’imprimerie favorise le numérique, qui a pour avantage, de produire la quantité exacte des besoins du client, ce qui entraîne beaucoup moins de déchets, donc une économie de ressources non négligeable.

RSR : Les petits matins, le 07.03.2011

extrait du journal AGEFI

Raphaël Gasser, 32 ans, reprend l’imprimerie familiale créee en 1947, qui se transmet de génération en génération (il s’agit de la troisième). Arrivé en 2004 pour se préparer à la succession, il reprend les parts de son père, Louis-Georges GASSER, soit 86%, le reste appartenant à son oncle, Jean-Maurice GASSER.

L’imprimerie, s’est depuis quelques années, lancée dans le multimédia (avec Gasser & Gasser) et également dans l’édition (avec G d’Encre).

Raphaël soutien que le cross média a changé son modèle d’affaire, et que l’impression au jour le jour offre une meilleure réactivité.

Parallèlement, une société nommée Fruct’osez voit le jour, celle-ci vise à encourager les gens à manger sain. Pour ce faire, l’entreprise emploi des jeunes en difficultés et sans formation, qui  livrent des fruits bios aux entreprises Neuchâteloises.

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