Les Big Data, cela vous paraissait abstrait ? Voici comment en faire de l’art visuel – et un livre !

 

Un millier de couvertures, toutes différentes, conçues par un algorithme autonome. Bienvenue dans l’immense champ des possibles du monde numérique.

« 03 DATA ENTREPRENEURS », de Xavier Comtesse, Florian Németi et Julien Huang traite du vaste potentiel des Big Data. Les Éditions G d’Encre ont voulu que la forme rejoigne le fond et ont demandé aux équipes créatives de Gasser Media de plancher sur un concept.

Notre directeur artistique a donc choisi de transcrire l’univers des données de façon visuelle grâce à du Design Génératif. Son but avoué : exprimer la poésie (relativement) cachée des données.

Un algorithme est un végétal comme les autres

Le design génératif se base sur des principes prédéfinis : couleur, mouvement, ou encore quantité et type de mots. À partir de ces directives, le graphisme réagit et évolue de façon autonome, comme un organisme indépendant !

Pour générer la couverture de « 03 DATA ENTREPRENEURS », les données ont été codées pour qu’elles prennent en fin de compte la forme d’un arbre. Un symbole fort pour ce livre : la connaissance, la structure de l’ouvrage, mais aussi les branches des « it-maps », les cartes qui relient visuellement des nuages de données ou de mots-clés.

Pour faire un clin d’œil à l’univers du digital, le directeur artistique a opté pour des couleurs en code « RVB » – utilisée en web. Le tout a été imprimé sur les presses digitales de Gasser Media.

Regarder les nuages… et voir des données !

La couverture de l’ouvrage matérialise un concept abstrait, puisqu’elle structure des données jusque là non-organisées. D’ailleurs les coauteurs de « 03 DATA ENTREPRENEURS » soulignent clairement l’enjeu que cela représente pour les entrepreneurs. (D’ailleurs, pensez à engager un Data Scientist!)

Unique, cette couverture à la vie propre rejoint une forme d’art visuel. L’exercice reste subtil, on ne le voit que par confrontation des exemplaires.

« 03 DATA ENTREPRENEURS », coécrit par Xavier Comtesse, spécialiste en innovation, Florian Németi, directeur de la Chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie, et Julien Huang, mathématicien, fait suite à « 01 MANUFACTURE » et à « 02 LES LEVIERS DE CROISSANCE A L’ÈRE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE », trilogie dédiée à l’analyse des opportunités liées à l’évolution digitale.

Le 21 novembre sortira en Italie SOS Salento – paradiso perduto ?, la version italienne de Salento – destination cancer de Giovanni Sammali, publié en mai 2014 au Editions G d’Encre. En effet, Lupo Editore, éditeur du Salento, a accepté de publier ce roman qui tente de lever le voile sur la pollution dans la région du Salento.

A l’occasion de cette sortie, un débat est organisé en présence de l’auteur et avec divers intervenants de la région :

– Eugenio Imbriani (Université du Salento)
– Mara Chiarelli (Journaliste)
– Cosimo Lupo (Editeur)
– Vincenzo Passaseo (Syndic de Salve)
– Roberto Aprile (Syndicaliste COBAS)
– Maria Luisa Bianco (traductrice)

A l’Aula « Ferrari » – Edificio Codacci Pisanelli (Porta Napoli) – Lecce
à 17h00

L’ouvrage Manufacture, qui sort cette semaine au Swiss Creative Center et en fin de semaine prochaine en librairie, a été l’heureux élu du comité de lecture, et a reçu le Prix Gasser 2014. Voici le discours qui a introduit la remise du Prix.

 

 

Mesdames, Messieurs, chers amis,

Parmi les différentes œuvres qui ont été retenues pour le choix du Prix Gasser, œuvres toutes intéressantes, appelées à être publiées, le comité de lecture, après de longues réflexions et intenses discussions, a décidé de primer : MANUFACTURE de Xavier Comtesse.

Immédiatement il faut souligner l’originalité de ce Prix. MANUFACTURE n’est pas un livre comme les autres. C’est ce qui a troublé, puis captivé et séduit le comité.

D’abord je dirai quelques mots sur sa forme. Le livre, d’une certaine manière, réalise le titre qui est le sien : MANUFACTURE. Il est en effet au sens littéral manufacturé et demande une manipulation particulière. Concrètement, le livre n’est pas relié, mais appartient à un genre particulier : le genre appelé Leporello, qui désigne un livre plié et non relié. Leporello, vous avez déjà entendu ce nom je suppose, c’est celui du valet de Don Juan. Le brave Leporello, déplia une longue, une interminable liste à Donna Elvira, la liste des conquêtes de son maître. Le livre se présente ainsi comme une longue feuille de 13 mètres 20 nécessitant quelques collages et pliée en accordéon. Cela signifie que la lecture s’opère par dépliage, au rythme de son envie, dépliage qui donne à la fois de la linéarité et du rythme entre texte et illustration. En un mot la forme du livre, et donc de sa lecture, varie grandement si je le lis debout dans un bus ou, pourquoi pas ? munie d’une trottinette, dans les longs couloirs d’une manufacture de Haute horlogerie des Montagnes neuchâteloises. Le choix d’une telle forme a été fait en accord avec l’auteur dans la mesure où elle implique autant l’usage des machines les plus récentes (dont il traite dans son ouvrage) que le recours à des techniques manuelles (assemblage, collage) qui renvoient aux premières heures de l’édition. Et ce résultat n’a pu être obtenu que par un large travail d’équipe. Travail impliquant bien sûr et en premier lieu l’auteur, M. Xavier Comtesse, mais aussi les photographes, les contributeurs issus du monde de la recherche, de l’industrie, de la culture et de la formation et bien sûr l’équipe polyvalente des Editions G d’encre.

Cela nous donne la transition vers le contenu, le fond comme on dit aussi, de l’ouvrage. Le livre a pour titre « MANUFACTURE », je l’ai déjà dit. Arrêtons-nous quelques instants sur ce terme au sens riche. Il désigne ce qu’on peut appeler le « faire avec la main », acte productif originel, tout autant qu’un procédé industriel référé aux machines qui tournent dans les usines appelées précisément « manufactures ». Sans aller dans trop de détail : ce qui intéresse l’auteur, c’est bien sûr la situation actuelle de l’industrie et de l’économie dans nos régions, situation actuelle envisagée dans une perspective, une vision même d’avenir, absolument nécessaire au développement, et même à la survie de l’activité économique. Comme Xavier Comtesse l’a dit dans une interview à l’Impartial, à propos des changements souvent imprévus parfois surprenants et du fait que rien n’est assuré à long et même à court terme. « La crise du quartz est arrivée d’un seul coup, l’industrie de la fourrure a disparu en cinq ans ». Ce n’est pas nouveau, je cite un exemple loclois : l’arrivée au Locle du chemin de fer au milieu du 19e siècle, a entrainé en quelques mois l’abandon des activités industrielles du Doubs et le reboisement de ses côtes. Entraînant une inversion des zones d’activités liée à une nouvelle source d’énergie : le charbon. Bien que ces phénomènes de mutation soient constants, nous avons une fâcheuse tendance à les oublier. Et c’est un des buts majeurs de cet ouvrage de nous éveiller aux changements qui nous attendent impatiemment et qui seront au moins aussi importants, sinon plus, que ceux du passé.

L’ouvrage commence d’ailleurs par un bref historique de l’évolution industrielle. Il décrit ensuite plus profondément la situation actuelle, Mais surtout il établit un inventaire des nouvelles technologies, notamment liées au monde du numérique et de l’information, qui vont, ces prochaines années, entrainer des modifications majeures dans le travail, c’est-à-dire autant dans le management d’entreprise, dans la gestion de projet que dans l’ensemble du processus productif, c’est-à-dire dans la chaine de production qui est appelée à être renouvelée radicalement. Le texte est enrichi de multiples exemples, trouvés dans la région ou ailleurs, allant de l’invention géniale de ce pourtant si simple objet qu’est la girolle… jusqu’aux incroyables imprimantes 3D, en passant par la Swatch et bien d’autres produits au succès indiscutable. Tout cela ne doit pas être compris qu’en termes de production d’objets, mais comme des mouvements de société. L’industrie du futur impliquera en effet une redistribution des rôles de tous les acteurs. Cela se traduit dans le texte par l’usage fréquent du préfixe « co » comme dans co-concepteurs, co-créateurs, co-producteurs, l’utilisateur final devenant un consom’acteur.

Les définitions des rôles, des compétences, des modalités de production sont appelées à vivre des mutations importantes, cette évidence a déjà été dite. Ignorer cela pourrait entrainer l’assèchement de notre tissu industriel, pourtant à ce jour reconnu et envié.

C’est dire l’importance de l’ouvrage primé. MANUFACTURE s’adresse bien sûr aux acteurs du monde industriel, mais aussi à la jeune génération qui se tient devant tous les défis décrits par Xavier Comtesse et enfin à un public très large dans la mesure où les changements à venir toucheront chacun jusque dans sa vie de tous les jours.

Le comité félicite donc Xavier Comtesse de son ouvrage. Il le remercie de la confiance qu’il a accordé aux éditions G d’Encre et vous invite tous, Mesdames et Messieurs, à entrer dans cette belle MANUFACTURE et dans les riches réflexions qu’elle abrite.

Manufacture / Xavier Comtesse – Editions G d’Encre, 2014 – Leporello 120 pages
ISBN 978-2-940501-31-1
CHF 78.-

www.manufacturethinking.ch

 

G d’Encre au Salon du Livre

Comme chaque année, Les Editions G d’Encre seront présentes au Salon du Livre de Genève. Venez nous rendre visite et découvrir les auteurs présents cette année !

Jeudi 1er mai :

Rémy Gogniat, Attention à la marche…  11h30-13h00 ׀ Stand K1140 G d’Encre
Séverine Maeder, Vivre ses finances, c’est vivre sa vie  13h00-14h30 ׀ Stand K1140 G d’Encre
Claude Darbellay, Le Home   14h30-16h00 ׀ Stand K1140 G d’Encre

Séverine Maeder, Vivre ses finances, c’est vivre sa vie 14h30-16h30 ׀ Stand I960 Editions Zoé
Claude Darbellay, Le Home   11h00-12h00 ׀ Stand I960 Editions Zoé

Vendredi 2 mai :

Isabelle Guisan, Eva s’entête, 11h30-13h00 ׀ Stand K1140 G d’Encre
Catherine Louis, Allons voir Neuchâtel 16h00-17h30׀ Stand K1140 G d’Encre

Isabelle Guisan, Eva s’entête, 14h00-16h00׀ Stand I960 Editions Zoé

Samedi 3 mai :

Isabelle Guisan, Eva s’entête, 10h00-11h30׀ Stand K1140 G d’Encre
Séverine Maeder, Vivre ses finances, c’est vivre sa vie 11h30-13h׀ Stand K1140 G d’Encre
Lucien Willemin, En voiture Simone !
13h00-14h30 Stand K1140 G d’Encre

Isabelle Guisan, Eva s’entête, 12h00-14h00׀ Stand I960 Editions Zoé
Catherine Louis, Allons voir Neuchâtel 16h00-18h00 ׀ Stand I960 Editions Zoé
Lucien Willemin, En voiture Simone ! 14h30-16h׀00 Stand I960 Editions Zoé

Dimanche 4 mai :

Catherine Louis, Allons voir Neuchâtel 10h00-13h00 ׀ Stand K1140 G d’Encre
Armande Oswald, Allons voir Neuchâtel 10h00-13h00 ׀ Stand K1140 G d’Encre

Lucien Willemin sera en outre sur la scène du Moi (L1211) dimanche 4 mai à 14h, pour une conférence Se désencombrer… quel bonheur !

 

Il n’est pas toujours facile d’avoir une vue d’ensemble pour des informations statistiques… Mais depuis quelques années, on voit fleurir des infographies beaucoup plus sympas et attrayantes sur le web et dans la presse ! La data visualization est à la mode et sert aussi aujourd’hui à mettre en lien des informations qui ne sont pas toujours des données statistiques.

De beaux schémas apportent clairement un plus !  David McCandless, data journaliste et designer de l’information, met tout son savoir-faire à créer de beaux visuels pour des ensembles de données complexes… Ces nouveaux outils visuels sont très utilisé par les journalistes, les entreprises pour mettre apporter un autre point de vue.

 

Quelques beaux exemples de data visualization :

Taking the battle to the States / by HAEYOUN PARK, JEREMY ASHKENAS and MIKE BOSTOCK

 

 

Spacial awareness : Who’s been where in the solar system / David McCandless, pour BBC Future

 

Pour terminer, une vidéo qui date un peu du fameux David McCandless, au TEDGlobal 2010 (L’occasion de mettre aussi en avant les TED Talks qui sont une source incroyable d’inspiration), sous-titrée en français !