Un immense merci à PME Magazine qui a sélectionné Gasser Media pour figurer dans son édition consacrée aux entreprises innovantes de la région neuchâteloise!

Cliquez sur l’image pour voir le portrait de PME Magazine, et lisez  ci-dessous ce qui fait de Gasser Media une entreprise familiale, innovante de génération en génération!

Certains se rappellent peut-être des débuts de Gasser Media, initiés en 1947, au Locle, lorsque Georges Gasser reprend l’imprimerie qui l’a formé comme typographe. En 2001, l’histoire d’innovation familiale continue, et c’est Louis-Georges, le père, qui met sur pied une maison d’édition, G d’Encre. Outre des compétences en impression, Gasser  Media acquiert ainsi la maîtrise qualitative des contenus. Depuis 2004, Raphael Gasser, le fils et actuel directeur, qui déclenche un nouveau virage en direction des technologies digitales. Gasser Media offre ainsi une expertise globale, et assure la conception, la réalisation et la diffusion de toute publication,  imprimée ou digitale. L’entreprise développe des sites web, des applications mobiles, des systèmes de gestion de bases de données et a également mis en place la commande en ligne de papeterie d’entreprise, d’une grande simplicité d’utilisation et pour des tarifs concurrentiels.

 

PME février 2016

Et pour Noël (3) ? un ouvrage coquin ?

Sous un graphisme très sobre, Paulette Editions publient un recueil de nouvelles érotiques, écrits par des auteurs romands. Un joli cadeau pour donner un petit peu de piment aux fêtes de fin d’année.

L’ouvrage a été complètement imprimé sur les presses offset numériques de Gasser Media, avec un beau papier Gmund Bee pour la couverture.

Pour en savoir plus :

Eloge de l’érotisme par 17 auteurs romands / Marianne Grosjean, in Tribune de Genève du 20 décembre 2013

L’impression offset est encore très utilisée et ce, dans des applications très variées, allant du commercial au packaging en passant par les envois publicitaires. Mais cette très grosse production est confrontée aux technologies numériques qui modifient durablement les habitudes de travail tout comme les demandes des clients. Les changements portent bien entendu sur le travail d’impression en lui-même qui prend moins de temps, mais aussi sur les coûts d’impression moins élevés pour de petites quantité. De plus ces nouvelles technologies peuvent aussi offrir des produits de pointe aux clients, personnalisables à l’envi.

A l’heure actuelle, dans les métiers de l’impression, on se pose désormais quotidiennement la question suivante : Quel procédé choisir ? Offset ou numérique ?

D’après un rapport récent de Smithers Pira, l’impression numérique en 2008 atteignait à peine 18.5% du marché de l’offset. Mais en 2018, cette part atteindra 50% voire plus dans les régions où les technologies d’impression sont avancées, comme l’Europe et l’Amérique du Nord. Le volume d’impression mondial va diminuer de 10.2% pour l’offset et augmenter de 68.1%  pour l’impression numérique d’ici à 2018 !

De plus en plus, les clients et les professionnels proposent des projets plus sophistiqués, avec des personnalisations pour chaque imprimé qui nécessitent souvent le mariage des deux technologies. On demande aux imprimeurs d’être de plus en plus flexibles et d’offrir des services de pointe.  La technologie digitale a un gros impact sur le flux de travail, notamment pour la gestion des données des clients, les solutions d’épreuvage couleur, surtout lorsqu’on travaille sur les deux types de machines. Cela implique aussi de gros changements au niveau management sur le département du service clientèle, les ventes, les graphistes et polygraphes, etc.

Cette étude porte bien sûr sur de grandes imprimeries, notamment aux Etats-Unis, mais à l’échelle de notre entreprise, en ayant investi dans l’impression numérique il y a déjà plus de dix ans, nous avons pu observer l’ensemble de ces modifications dans notre flux de travail. Cette nouvelle technologie nous permet d’offrir une plus grande flexibilité dans les tirages et les délais, une grande personnalisation des imprimés et des effets impossibles à obtenir avec de l’impression offset. A l’heure actuelle, les deux technologies se complètent.

 

 

*** Les propos de ce billet sont tirés de l’article de John Witcher : The Big Trend in Offset? Digital

 

Table ronde Chromos – 6 entreprises pétries d’histoire

L’évolution prend parfois des formes radicales. Ainsi aujourd’hui, la numérisation et internet remettent impitoyablement en question les structures établies. Comment agir face à pareil défi? Quelles sont les motivations des responsables?

Paul Fischer, rédacteur en chef de la revue VISCOM, a mené le débat avec six éminents représentants du secteur impression et emballage.

Table ronde Chromos 2013: Daniel Broglie, Raphael Gasser et Christian Wipf en discussion (de g. à dr.)

 

Paul Fischer: Comment vous positionnez-vous face au défi [du changement numérique] et comment se présentera votre entreprise dans 10 ans?

Raphael Gasser (Gasser Media): Aujourd’hui, la seule continuité, c’est le changement permanent. La branche des arts graphiques telle que nous la connaissions, date en fait de l’époque de la «matérialisation». Dans un univers où le papier servait de support à l’information, les structures étaient coulées dans le plomb. Or, aujourd’hui, nous entrons dans une phase de «dématérialisation». Dans cet univers-là, la communication est beaucoup plus complexe. La question n’est plus de savoir «comment je communique», mais «à qui j’adresse ma communication». L’ancien monde de la «matérialisation» ressemblait à un mouvement d’horlogerie: très compliqué, certes, mais en s’y prenant soigneusement, on arrive à démonter et remonter les rouages d’un mouvement.

Le nouvel univers de la «dématérialisation» virtuelle est beaucoup plus complexe. Il est tellement complexe qu’un individu isolé n’est plus en mesure de tout contrôler à lui seul. Voilà pourquoi dans mon entreprise, je mise sur un management largement diversifié réunissant les compétences les plus diverses, compétences qu’il m’est impossible de toutes maîtriser moi-même.

Que sera l’entreprise Gasser dans dix ans? De manière réaliste, je dirais que seul le nom demeurera! En effet, vu l’énormité des changements, hormis la marque, il faut être prêt à jeter par-dessus bord tout le reste.

 

Steffen Tomasi (FlyerLine Schweiz AG): L’évolution radicale est de fait la substance même de mon activité. Je suis issu de la branche commerciale et j’ai travaillé longtemps dans l’industrie du disque. Je n’avais donc pas le lien avec les arts graphiques. Mon initiation à ce monde a été un peu atypique: en tant qu’acheteur  chez un éditeur de partitions, j’ai été frappé de voir que le propriétaire des presses où nous commandions nos imprimés changeait de voiture de fonction presque chaque année, roulant chaque fois avec un véhicule plus puissant et plus rutilant. «Il y a là quelque chose qui cloche», ai-je songé. Ce furent mes premiers pas dans le monde de des arts graphiques. J’ai alors réalisé qu’avec des impressions groupées et une concentration des tâches, on pouvait faire baisser les coûts de production de manière radicale.

Fort de cette idée, je me suis mis à mon compte. A la création de l’entreprise, nous n’étions que deux personnes, aujourd’hui nous sommes 50. Les affaires ont énormément progressé grâce à internet et à la numérisation. De ce fait, je ne partage pas les craintes concernant l’avenir du produit imprimé. Dans notre secteur, le marché affiche un volume suffisant. Ce qui a complétement changé, c’est la manière dont on atteint ce volume. Internet n’influence pas seulement la branche graphique. Songez à l’achat d’auto! Je m’en souviens comme si c’était hier, mon père nous trimballait des week-ends entiers d’un concessionnaire à l’autre afin de se déterminer avant d’acheter un nouveau véhicule. Aujourd’hui, le client, préalablement renseigné de manière approfondie sur internet, sait exactement ce qu’il souhaite acheter avant d’aller voir le vendeur. L’acte de vente proprement dit passe à l’arrière-plan. Actuellement, il s’agit d’anticiper les besoins et de fournir des solutions sur mesure.

Andreas Schaffner: responsable Services et éditions chez Tamedia AG et membre de la direction générale

Andreas Schaffner (Tamedia): Le changement a toujours un aspect positif et une composante négative. Je songe ici à mon expérience personnelle: j’ai de tout temps été une personne visant l’évolution. De nouvelles activités qui me procurent aussi des satisfactions. Les nouveautés me réjouissent. Mais il y a aussi l’envers du décor. Lorsqu’on entame une nouvelle carrière dans une autre entreprise, on perd en même temps quelque chose. L’environnement familier disparaît, on perd le contact avec des gens agréables avec lesquels on collaborait volontiers. Et on ne sait jamais au juste ce que vous réserve le nouvel environnement.

L’industrie de la presse écrite se trouve dans une situation comparable. Ce secteur n’a pas le choix, il doit évoluer. L’érosion des tirages, la pagination en recul, les surcapacités énormes en matière de production nous forcent à évoluer, à trouver de nouvelles voies, à nous réorienter. Au sein de l’entreprise, tout le monde est concerné. Prenez les rotativistes, exemple révélateur: autrefois, ils ne travaillaient que pour les produits maison. Désormais chaque nuit, ils doivent en sus produire sur mandat de nos clients des quotidiens régionaux : le Basler Zeitung, le Bieler Tagblatt, ou le Journal du Jura. C’est une grande mutation. Les processus habituels, où quasiment chaque mouvement était devenu un automatisme, sont tout d’un coup entièrement différents. Remarquez que le marché des lecteurs est encore plus chamboulé. Autrefois la conversation téléphonique d’un collaborateur du service lecteur avec un abonné ne durait en moyenne que quelques dizaines de secondes. Actuellement, il faut souvent plusieurs minutes pour répondre aux demandes d’un client concernant une appli ! En effet,  au cours de ces conversations, il ne s’agit plus seulement de faire suivre à une adresse de vacances ou de résoudre des questions touchant à la facturation, mais de conseiller les utilisateurs d’iPad. Cela modifie entièrement le profil du poste de conseiller au lectorat.

A l’avenir, les affaires d’impression traditionnelle reculeront encore plus, tandis que le business numérique connaîtra un essor certain. Quels seront les atouts spécifiques d’une entreprise comme Tamedia? La maîtrise des processus fait notre force. Seules quelques entreprises sont réellement capables de prendre en charge des données sous diverses formes en pareilles quantités et de les traiter de manière professionnelle afin de attribuer ensuite à divers canaux de communication.

 

Christian Wipf (Wipf AG) : Chaque chef d’entreprise connait bien le changement et les crises qui y sont associées. Prenez par exemple la succession qui représente toujours une césure – même si à postériori, on peut dire qu’elle a réussi. Chaque produit à son cycle de vie, et la tâche essentielle d’un chef d’entreprise est d’anticiper le moment où un produit perdra son attrait sur le marché. Je nomme ce moment où la demande s’inverse la «rupture de tendance». Cette situation s’est présentée en l’an 2000. A l’époque, nous étions leader sur le marché des emballages photos. Lorsque je me suis aperçu que, durant la période de Noël 2000, les achats d’appareils photo numériques avaient augmenté de plusieurs dizaines de pour-cent, j’ai réalisé qu’il était temps de quitter ce domaine dépendant de la photo analogique. Pourtant, les chiffres étaient alors tout à fait satisfaisants. Nous avons ainsi vendu ce secteur bien qu’il ait représenté une part importante de notre chiffre d’affaires, et nous avons développé d’autres domaines d’activité.

Nous vivons une évolution semblable aujourd’hui: l’hélio représente encore et toujours le pilier principal de nos ventes, mais nous voulons développer vigoureusement l’impression numérique. Nous observons qu’au plan du commerce de détail, internet a entièrement modifié le modèle commercial, ce qui aura bien entendu des répercussions sur les emballages. On ne s’en rend pas encore vraiment compte en Suisse, alors qu’en Asie par exemple, ils sont bien plus avancés. Nous nous tenons au courant et suivons attentivement ces marchés en allant voir sur place chaque année. Comme chef d’entreprise, je dois anticiper, être visionnaire et faire progresser notre maison vers le changement. Le fait d’être entré par la bande dans l’imprimerie – pendant des années, j’ai été actif dans l’IT avant de reprendre une imprimerie d’emballages familiale – m’a sûrement aidé.

J’estime que dans le domaine de l’emballage, l’hélio sera un jour aussi supplanté par l’impression numérique. Ce n’est pas tant une question de technologie d’impression, mais plutôt la conséquence de la modification fondamentale des marchés.

 

Olivier Neidhart (Neidhart + Schön Group) : Bien que j’ai grandi dans une famille d’imprimeurs, et que j’ai intégré dès ma tendre enfance ce qui se passait dans notre entreprise, je suis aussi un novice. Je n’ai pas fait d’apprentissage dans la branche, mais j’ai passé mon bac. Cela m’a donné ouvert des horizons entièrement différents, je n’étais pas un fana des machines d’imprimerie, toutes imposantes qu’elles soient. Lorsque j’ai pris les rênes, j’ai su d’emblée que notre chaîne de valorisation devait être largement étendue et que nous devions développer et utiliser le numérique. J’étais conscient de longue date que nos clients n’avaient pas uniquement besoin d’imprimés, mais de services globaux et de solutions intégrées. Je me suis en outre inspiré des expériences d’autres branches, qui envisagent les changements de manière parfois plus proactive, dynamique et créative. En construisant – en collaboration avec des concurrents – notre centre d’impression Comprinta qui concentre la technique lourde nécessitant de gros investissements, puis en reprenant l’an dernier le secteur feuille à feuille de Swissprinters, les changements radicaux entrepris sont désormais également visibles de l’extérieur. Notre stratégie de concentration dans le secteur de technique lourde est planifiée sur une dizaine d’années. La différenciation sur le marché ne sera cependant atteinte qu’en nous positionnant de manière cohérente comme prestataire de services média. Il s’agit pour notre équipe d’être plus proches de la clientèle et de fournir des solutions plus rapidement.

Daniel Broglie (Chromos AG) : Il y a vingt ans, mon père a décidé de miser délibérément sur le numérique. Au début, cela a surtout coûté de l’argent à notre entreprise. Nous avons investi pendant des années, sans savoir réellement quand le secteur numérique allait commencer à rapporter. En pareilles circonstances, en tant que chef d’entreprise, on doit être patient et demeurer cohérent. En un laps de temps relativement court, les choses ont énormément bougé : aujourd’hui, notre chiffre d’affaires en numérique représente 25%  du volume global, alors que le secteur offset, qui fournissait il y a dix ans encore plus de 50% du CA, n’y contribue aujourd’hui plus qu’à hauteur de 25%. Si nous n’avions pas misé sur le numérique à l’époque, Chromos ne se porterait pas très bien aujourd’hui. L’emballage constitue pour nous le secteur le plus stable et le plus important, soit 40% des ventes.

 

Paul Fischer : Ces stratégies, visant à assurer la survie à long terme, ont des répercussions humaines douloureuses pour les collaborateurs impliqués. D’une part, il faut supprimer des postes de travail, alors que d’autre part on a besoin de forces neuves, de jeunes gens compétents ayant les qualifications requises, qui ne sont guère facile à dénicher. Comment gérez-vous cette situation?

 

Andreas Schaffner : Pour une entreprise, c’est faire le grand écart. D’un côté, vous avez les employés du secteur impression classique avec des structures claires et des tâches précises, où l’on peut atteindre un objectif grâce à des concentrations, une amélioration de la productivité et des économies. De l’autre, dans le secteur numérique, vous avez besoin de personnel ayant de toutes autres qualités. Une équipe en numérique a besoin de certaines libertés et d’autres perspectives de développement. Ce qui n’est pas toujours facile à faire comprendre.

 

Christian Wipf : Comme chef d’entreprise, je peux pressentir certaines choses et agir dès lors en visionnaire. Mais pour concrétiser ces intentions, je dois disposer de collaborateurs ayant le savoir-faire correspondant. J’ai fait de très bonnes expériences en mettant en place des structures d’organisation orientées projets. Ma philosophie est la suivante: il s’agit de transformer l’entreprise avec ses collaborateurs et de donner à chacun l’occasion de se développer avec l’entreprise. Il est évident que tous ne sont pas en mesure de suivre ce mouvement. Pour ceux-là, nous devons trouver des solutions.

 

Daniel Broglie : Il s’agit d’être conscient d’un aspect: l’homme est fait d’habitudes – et le changement ne se concrétise souvent qu’en réponse à des pressions. Dans notre branche, la pression est évidemment là. Ma tâche de chef d’entreprise est d’inspirer la confiance, de renforcer l’estime de soi des collaborateurs et de montrer les opportunités qu’offre le changement. Si je n’arrive pas à instiller à mes collaborateurs ces sentiments positifs envers le changement nécessaire, cela devient difficile.

 

Steffen Tomasi : Cela signifie pour moi essentiellement ceci: si comme chef d’entreprise, j’entends toujours être dans le peloton de tête question changement, j’ai besoin de collaborateurs compétents avec lesquels il est possible de communiquer sans faux-semblants, excluant en cela les béni-oui-oui.

 

Raphael Gasser : Le risque d’échouer dans un environnement dynamique est bien plus élevé qu’auparavant. Alors que par le passé, il était possible de rattraper certaines erreurs en matière d’investissements, c’est aujourd’hui impossible. Cela pèse. Mais d’une autre côté, je vis dans ce contexte complexe des moments magnifiques: je travaille avec des jeunes bien formés qui apportent beaucoup de compétences et de volonté de changement. Je sens un véritable enthousiasme. Avec ces collaborateurs, je ne dois pas négocier longuement sur le salaire, mais bien plutôt sur le sens à donner à leur activité. Ce sont d’excellentes conditions pour développer plus avant l’entreprise dans ce secteur!

Et encore – Olivier Neidhart, Neidhart + Schön-Group

La reprise du secteur feuille à feuille de Swissprinters SA en collaboration avec ce qui était NZZ Fretz à Schlieren, a été pour moi très impressionnant. Il y a vingt ans, nous avons décidé de pousser le domaine impression de rapports annuels. A l’époque. NZZ Fretz était le chef de file incontesté dans le domaine. Et je n’aurais jamais songé, même dans mes rêves les plus fous, qu’il soit possible d’intégrer ce concurrent un jour chez nous.

Et encore – Andreas Schaffner, Tamedia

Le changement radical n’a rien de nouveau. Remémorons-nous l’implantation des chemins de fer, qui a commencé au milieu du XIXe siècle. Tout le monde savait alors qu’être relié à une ligne de train était essentiel pour développer son propre emplacement. Mais on n’a compris qu’à la longue l’impact réel des lignes de chemin de fer sur l’économie et la vie des hommes. Nous nous trouvons aujourd’hui face à une situation semblable avec internet.

Et encore – Christian Wipf, Wipf Gruppe

En Asie, on voit comment le monde de l’emballage va se développer ces prochaines années. On est très ouvert à l’expérimentation là-bas et les idées nouvelles sont très vite mises en pratique. Alors qu’en Europe ou en Amérique du Nord, on agit de manière plutôt conservatrice. Voilà pourquoi je suis persuadé que l’emballage souple, déjà dominant par exemple au Japon aujourd’hui, sera la norme chez nous. Cela offre bien entendu de nombreuses perspectives aux fournisseurs novateurs.

Et encore – Raphael Gasser, Gasser Media

Nous misons tout sur l’impression numérique et n’investirons plus dans l’offset. Pourquoi ? Dans le secteur de l’offset, nous assistons à une guerre sans merci – une guerre des prix. Nous avons opté pour une stratégie «Océan bleu»: nous voulons développer notre entreprise dans des domaines d’activité où tout le monde ne se marche pas sur les pieds en faisant baisser les marges.

Et encore – Steffen Tomasi, Flyerline Schweiz

Les instructions de montage pour Audi sont parmi les commandes les plus passionnantes que nous ayons à réaliser. Autrefois, on produisait ce type de brochures par palettes entières. Ce qui ne correspondait plus au besoin. Actuellement, nous imprimons sur demande dans les meilleurs délais, le nombre voulu d’instructions de montage dans la bonne langue et la version déterminée. Lorsque j’ai commencé avec un seul collaborateur, je n’aurais jamais pensé qu’un jour, nous puissions imprimer directement pour Audi.

Article publié en allemand dans la revueTrends + Wandel| Débat 2013 , p. 4 à 8

Depuis déjà deux ou trois ans, l’imprimante 3D fait parler d’elle, mais depuis plusieurs mois le buzz s’intensifie. Certains y voient une troisième révolution industrielle et d’autres un gadget de geek, s’improvisant du jour au lendemain « créateur de produits industriels ».
En tant que dirigeant d’une imprimerie, j’aimerais préciser quelques points pour la bonne compréhension de notre métier : notre principale mission est la reproduction certes, mais dans le but de diffuser le savoir et partager des connaissance. Ainsi nous ne sommes pas des fabricants de composants ou de pièces détachées faisant partie d’un objet fini. Il est important pour moi de de différencier une entreprise dont la mission principale est de manufacturer des objets sur demande et  une entreprise qui doit inscrire un message sur un support (papier) pour le partager.
On pourrait presque regretter l’appellation de ces nouveaux outils. En effet, le mot « imprimante » pousse à l’erreur. Dans le fond, le processus de production et le résultat produit n’ont rien à voir avec une imprimante numérique ou une presse qui permet de fixer des idées sur le papier.
Pour conclure, ni aujourd’hui ni demain, nous n’imprimerons en 3D. S’il s’agit de révolutionner notre métier et d’être à l’avant-garde concernant les innovations, nous nous concentrerons toujours sur la publication d’un message et non la fabrication de pièces plastiques !
Pour étayer mon propos, vous pouvez visionner une vidéo qui montre que les journalistes eux-mêmes font l’amalgame entre les deux ! Abus de langage, désinformation, enquête trop peu approfondie ? Peut-être, mais la confusion entre l’imprimerie et la manufacture d’objet est bien réelle et risque de perdurer encore…
A bon entendeur !
Raphael Gasser