L’âme d’une ferme de 400 ans

Par CLAIRE-LISE DROZ

 

Hier matin, présentation de la Nouvelle Revue neuchâteloise, avec, de gauche à droite Michel Schlup, du comité de rédaction, José-Willy Hirt et Raoul Cop, président et ancien président du conseil de fondation du musée, et l'imprimeur Louis-Georges Gasser. DAVID MARCHON

Hommage aux murs qui abritent le Musée paysan.

« Il fallut une tonitruante intervention d’André Tissot au cours d’une séance du Grand Conseil neuchâtelois pour troubler la bonne conscience des députés. Il se plaignait que, si une fraction bien qu’infime des fonds publics était justement attribuée à la restauration de vieilles maisons du vignoble, les autorités cantonales devaient se préoccuper également des anciennes fermes, qui sont les véritables monuments historiques des Montagnes ». C’est ainsi que le regretté historien chaux-de-fonnier Charles Thomann relate les débuts de la sauvegarde de la ferme abritant le Musée paysan sous l’égide de l’Aspam (Association pour la sauvegarde du patrimoine des Montagnes neuchâteloises). Ces lignes de Charles Thomann ont paru dans le tout récent numéro de la Nouvelle Revue neuchâteloise intitulé « Musée paysan et artisanal de La Chaux-de-Fonds. Quatre siècles de la vie d’une ferme (1612-2012). » Revue qui, soit dit en passant, « est au moins un trait d’union entre toutes les parties du canton! » lance Michel Schlup, du comité de rédaction.

Raoul Cop, ancien président du conseil de fondation du musée a puissamment contribué à ce numéro, et en résumait hier la substantifique moelle, saga d’un sauvetage entamé en 1963 (la fondation du Musée paysan date de 1965).

Il rendait d’abord hommage à l’Aspam, emmenée par André Tissot, « qui a fait oeuvre de pionnier pour la protection des fermes à l’époque où les tours poussaient et qu’on ne faisait pas attention à tous ces petits trésors ».

La nuit des temps

Elle recèle de nombreux mystères, cette ferme qui remonte à la nuit des temps. C’est qu’elle a vécu elle-même une épopée en voyant s’y succéder une vingtaine de générations et de multiples transformations. Ainsi la cuisine avait complètement perdu son esprit d’origine, ce qui « jurait » avec la façade du 17e. L’Aspam a donc décidé de la remodeler dans le style 17e, avec deux foyers, deux espaces voûtés, deux cheminées, l’une en pierre, l’autre, une « cheminée en planches » comme on disait, récupérée dans une ancienne ferme des Roulets, à La Sagne. Un seul regret, notait Raoul Cop: c’est que dans les années 60, les techniques d’investigation étaient moins poussées. Donc, pour fixer la date de l’origine de la maison, « on est dans le bleu ». La date la plus ancienne, c’est le millésime 1612 inscrit sur le linteau de la fenêtre du rez-de-chaussée. Mais l’un des éléments les plus anciens, c’est la fenêtre en pierre jaunâtre de la façade nord-ouest, une reconstitution réalisée au moyen d’éléments retrouvés dans la façade sud-est lors des travaux de restauration. Ses moulures en cavet (profil en arc concave) permettent de l’attribuer au 16e siècle. Autre mystère: la colonne de cheminée de la cuisine porte une inscription en latin signifiant « Jésus-Christ, protège-nous », ce qui devrait renvoyer à une époque antérieure à la Réforme. Or, elle arbore un type de moulure qui apparaît dans les Montagnes au 17e siècle.

Un esprit qui rôde…

Mais outre ces détails architecturaux, c’est tout un esprit qui rôde dans cette très ancienne ferme. Imaginant la façon de vivre de nos ancêtres, planté au milieu de la cuisine, Raoul Cop s’extasiait sur l’ingéniosité d’un système de chauffage qui réservait un confort douillet (pour l’époque). Encore que, modérait Michel Schlup, « on vivait dans la nuit, et on était enfumé à journée faite », sans compter la position des ménagères accroupies devant le feu à cuisiner sur l’âtre…

Toujours est-il que le musée paysan « a ce côté humain, qui parle à l’âme ».

En librairie et au Musée paysan

Ce numéro de la Nouvelle Revue neuchâteloise est sorti début septembre, tiré à 1700 exemplaires à l’imprimerie Gasser. On le trouve en librairie et au Musée paysan.

 

in L’Impartial du 26 septembre 2012

Le mystère du cinquième automate

Une fiction historique de deux Parisiens primée samedi au Locle.

« Le cinquième automate », tel est le titre mystérieux de l’ouvrage signé Sharon Kerman et Thierry Sayd, lauréats du Prix Gasser. Une fiction historique avec un côté thriller, qu’on pourra lire dès la fin de l’année aux éditions G d’Encre. Les auteurs, tous deux Parisiens, connaissent bien la région, spécialement le Château des Monts (dont le conservateur joue un rôle dans cet ouvrage). La remise du prix, samedi au Lux, a été l’occasion de saluer les auteurs et leur manuscrit, même si le premier jet,  » une prometteuse ébauche » a dû être revu par les auteurs, « pour passer de la bonne idée au produit fini, car il aurait été trop bête de la voir éditer ailleurs! », décrivait Francis Bärtschi.

Occasion aussi de tresser des couronnes… au livre tout court, « le livre papier qui fout le camp », alors qu’on parle livres numérisés, iPad, une révolution bien plus conséquente que de passer du plomb à l’offset, commentait Louis-Georges Gasser. Il s’engageait à faire tout son possible « pour garder les droits d’auteur, développer les outils informatiques pour ce faire, afin que tout ne nous file pas entre les doigts ».

Rendant hommage à tous ces passionnés qui travaillent dans l’ombre pour que cette foire vive, le conseiller communal Miguel Perez soulignait que lui, fils d’immigré espagnol, se retrouvait « devant un aréopage de gens érudits et de notables pour participer à un prix littéraire. C’est absolument extraordinaire! C’est un coup d’oeil que je fais à un parti qui ne croit pas au mélange des genres ».

Claire-Lise Droz, in L’impartial du 10 septembre 2012

Picturepark est un système de Gestion des ressources numériques (DAM) qui permet de stocker, classer, rechercher et réutiliser toutes sortes de fichiers numériques : image, vidéo, fichier audio, etc.

Ce système vous permet de contrôler aisément l’ensemble de vos fichiers numériques et de les redistribuer à tous les secteurs de votre entreprise où qu’ils soient à travers le monde, ceci facilement et rapidement. En effet, grâce à la centralisation des données, dès qu’un fichier est prêt, il est ajouté au système et tous les collaborateurs de votre entreprise sont directement en mesure de l’obtenir, peu importe où ils se trouvent. De plus, le système permet de convertir le fichier au format souhaité et ceci sans installation de logiciels supplémentaires.

Economisez du temps et de l’argent en évitant de recréer des fichiers qui existent déjà ou sont « perdu ». Tirez parti de vos anciens projets en réutilisant et en adaptant les ressources existantes. Garantissez un accès adéquat en aidant les utilisateurs à trouver facilement les fichiers aux formats validés et à utiliser ainsi les bons documents au bon endroit. Voilà les nombreux avantages offerts par Picturepark.

Gasser est donc très fière d’annoncer ce partenariat qui lui ouvre de nouvelles portes vers des technologies novatrices et très intéressantes.

Pour voir l’annonce officielle de la société Picturepark sur leur site (anglais) :

w4.picturepark.com/gasser-media/

Le Livre sur les quais

La grand-messe des auteurs animera la ville de Morges les 7, 8 et 9 septembre prochains. Isaac Pante et Pierre Colin-Thibert font partie des invités et présenteront respectivement Je connais tes œuvres et Qu’elle était verte mon absinthe.

Horaire des événements :
Isaac Pante

dédicaces : samedi 8 septembre – 14h-17h30

dédicaces : dimanche 9 septembre – 10h-12h et 15h-17h30

Isaac Pante est par ailleurs l’invité de la Table ronde Gloire au Polar animée par Gérard Meudal, qui se déroulera dimanche 9 septembre à la Nouvelle Couronne de 13h30 à 14h45, aux côtés de Corinne Jacquet, Armel Job et Karim Miské.

Pierre Colin-Thibert

dédicaces : dimanche 9 septembre – 10h-12h et 13h30-14h30

Pierre Colin-Thibert participera à la Table ronde Histoires d’hommes, animée par Pierre Fankhauser, avec Gilles de Montmollin et Franck Pavloff, de 15h à 16h15 au rez-de-chaussée du Château.

Le Livre sur les quais