Quand les livres voleront…

Lorsqu’une grande entreprise aérienne réalise un ouvrage pour promouvoir ses services, elle met les petits plats dans les grands ! Pour créer un produit original, aucun frein financier ni technologique ne bride l’imagination créatrice des designers et des responsables marketing… Au final : un livre volant !


Le livre volant d’Embraer

Le livre qui n’a pas de titre…

Un gros buzz médiatique agite le net depuis un mois : la maison d’édition argentine Eterna Cadencia a mis sur le marché un livre dont le texte s’efface au bout de deux mois, grâce à une encre qui s’altère au contact de l’air.

Cette prouesse technologique a deux buts avoués : faire concurrence aux livres électroniques et promouvoir les jeunes auteurs en obligeant les lecteurs à lire le livre une fois l’emballage qui le scelle ouvert.

Or, s’il y a bien un aspect du livre papier qui concurrencera toujours le livre électronique, c’est la pérennité de celui-ci par rapport à une tablette qui peut être fragile et qui nécessite de l’électricité, et aussi vis-à-vis des contenus dont les formats évoluent, deviennent obsolètes, sont équipés de DRM qui entravent le partage des textes, etc. Un livre, ça se prête, ça donne, ça se relit, et on y a toujours accès, même au fin fond d’une cabane à la lueur d’une bougie.

Il y a aussi l’aspect « consommation » qui pose problème : acheter de manière consciente quelque chose qui ne sera plus utile deux mois plus tard est sidérant. Imaginez que tous les livres soient imprimés avec ce procédé… Très vite, on aura l’impression de se retrouver dans un joli décor digne d’un magasin Ikea.

Cette maison d’édition a réussi un gros coup marketing : elle  a fait parler d’elle dans le monde entier depuis début juillet, pourtant le but ne me semble pas atteint. Il a fallu des recherches très approfondies et lire plusieurs articles pour connaître le contenu de ce livre.

Et une fois le vrai titre connu, il y a très peu d’actualités à ce sujet depuis début juillet. Donc les gens n’ont acheté ce livre que pour le côté « curiosité » ou « collection » et n’ouvriront jamais le sachet ou ils n’ont pas encore pris le temps de le lire. Quoiqu’il en soit, cela n’améliore guère la visibilité des jeunes auteurs.

Pour terminer, l’idée d’un livre dont le texte apparaîtrait comme par magie stimule bien plus mon imagination et me rappelle quelques mixtures d’apprenti-sorcier ainsi que de bien belles lectures !

PS : pour les curieux, ce livre contient neuf nouvelles et s’intitule El futuro no es nuestro

Real Cost of social media - focus.comDe nos jours, les médias sociaux ont pris une telle importance qu’il est presque impensable pour une entreprise, une association, ou une organisation publique, de ne pas y être présent. Mais la majorité des entreprises qui commencent à s’y impliquer pense que le social media marketing est gratuit ou presque. Facebook, Twitter, Youtube, que des services gratuits ! C’est donc logique que cela ne coute rien d’y construire sa présence, n’est-ce pas ? Faux!

Le marketing social est à considérer comme le marketing traditionnel : il a un coût ! Il est important d’en être conscient pour ne pas se faire piéger dans des dépenses non maitrisées. Pour concevoir une campagne d’affichage à l’échelle nationale, vous prenez en compte uniquement les frais de graphisme ? N’y a-t-il pas une stratégie mise au point et réfléchie ? Des frais d’impression ? Et encore des frais d’affichage ? Sur les réseaux sociaux, il faut aussi penser et mettre en place une stratégie si on veut construire quelque chose de fiable ! Il y également des coûts liés à la gestion de sa présence (community management), des frais techniques, etc.

Malgré ce coût qu’il ne faut pas négliger, il est important de s’investir dans les médias sociaux. C’est un canal formidable pour créer le dialogue avec ses utilisateurs, acquérir des informations utiles et mieux connaitre les attentes de ses clients. Plusieurs études démontrent la force de créer un lien social avec ses clients. Un fan d’une marque sur Facebook dépense environ 2 fois plus pour cette marque qu’une personne non-fan, les fans sont 28% plus enclin à continuer d’utiliser la marque. Et surtout, un utilisateur recommande 41% fois plus les produits d’une marque dont il est fan à ses amis !

Une infographie publiée sur Focus.com nous montre certains coûts générés par l’utilisation des médias sociaux pour le marketing. C’est loin d’être gratuit! Mais les bénéfices à en tirer sont importants.

focus.com - coût des médias sociaux

source: SocialTimes / Focus.com

La société Tissot propose une utilisation innovante et ludique de la réalité augmentée. Sur son site on peut en effet télécharger puis imprimer le gabarit d’une T-Touch, la montre multifonctions à écran tactile. Une fois découpée et enroulée autour de son poignet, il suffit de se connecter au site et de la présenter à sa webcam. On voit alors à l’écran une « vraie » T-Touch remplacer le modèle en papier. Il est alors possible d’essayer les différentes variantes disponibles, de choisir le bracelet et de tester les différents fonctions de la montre (altimètre, boussole etc.). Le résultat est vraiment impressionnant.

L’imprimerie Gasser va prochainement imprimer des gabarits prédécoupés de T-Touch qui seront distribués par Tissot pour éviter à l’internaute d’imprimer et de découper sa propre montre.

Cette initiative est vraiment intéressante et exploite réellement le potentiel de la réalité augmentée.

Publicité créative pour le zoo de Copenhague

Pour la fin de l’année voici un léger aperçu de ce qui se fait dans le monde de la pub.

Magnifique réalisation pensé par l’agence Bates Y&R. Il s’agit d’une campagne pour le zoo de Copenhague au Danemark. La mise en scène du serpent géant enroulé autour du bus est on ne peut plus réaliste.

zoo-bus4

Chapeau bas pour ce travail.

source: fubiz